Feb 162017
 
DotA

Ils étaient deux à se revendiquer du .Africa. D’un côté l’opérateur de l’extension nationale sud-africaine, le .ZA. De l’autre une business woman africaine/américaine.

ZA Central Registry (ZACR) et DotConnectAfrica (DCA) se sont battus devant l’ICANN et les tribunaux. Depuis des années. Empêchant ainsi le .Africa de devenir réalité.

Une guerre civile sans merci, sur fond de polémique en raison de la capacité de la patronne de DCA, Sophia Bekele, a susciter la controverse en multipliant les déclarations publiques fracassantes en même temps qu’elle attaquait en justice.

Bekele a fini par se mettre une grosse partie des pays africains à dos.

Pour cette extension géographique, nécessitant donc le soutient d’un moins 60% des gouvernements de la région concernée selon les règles de l’ICANN, ZACR a bénéficié de nombreuses manifestations officielles de soutient (39 gouvernements africains) tandis que DCA a été l’objet de nombreux courriers s’opposant à cette “candidature dissidente”. Généralement de la part des mêmes pays qui ont soutenus ZACR.

Cette saga hautement politisée s’est donc terminée hier. Le .Africa est enfin actif sur Internet.

Pour ZACR, le vrai travail commence : faire du .Africa un réel étendard du continent africain, et non un trophée destiné à glorifier un acteur en particulier.